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Personne sauf toi ne bloque la paix au monde Je t’entends murmurer : « Je suis autant pour la paix que le prochain mec. J’y bosse aussi assidûment –
ou pas – que lui. » Et je peux les entendre croasser, Ces urubus de malheur : « Qu’après mon trépas, L'absolutisme de ta paix au monde ! » Bande de lâches. De qui et de quoi avez-vous peur, Hormis vous-mêmes et vos pires instincts, À l’épreuve du perfectionnement ? La paix au monde : qu’est-ce que cela voudrait dire ? Plus aucune nation, Aucun état restant, Ni de patriotisme Sauf pour le monde entier. Plus des leurs à l’encontre des notres, Mais nous tous ensemble. Plus jamais de Führer, moins d’erreurs Ni président, davantage de célébrants, Ni Premier ministre, mais des pairs parfaits, Ni Rois, mais des nobles de renommé partout. Ne plus avoir à élire Les pires chefs de bande. La paix au monde n’est pas un raccommodage Limité à ce pays-ci et cette guerre-là, Cette injustice unique, cette disgrâce particulière, Cette minorité écrasée, cette élite privilégiée. Ni n’adviendra-t-elle à petits pas hésitants, Un peu par-ci, un peu par-là, le tout doucement, Dès que toi et les autres seront prêts. (En d’autres mots, jamais.) La paix globale frappera comme un coup de tonnerre, Comme le voleur dans la nuit, comme notre Sauveur. L’avant-coureur d’une subite averse de mousson, Qui éteindra le brasier cuisant de nos guerres, Essuiera la sueur de fronts enfiévrés Astiquera des visages striés de larmes, Chaque tête ensanglantée, chaque gueule cassée. Nourrira les plantes, rétablira le somme curatif, Rafraîchira des rues aussi cendreuses qu’un réchaud, Dont patientait tout le monde pantelant, Et les soulagera tous, N’exigeant plus rien. Ce coup de tonnerre les renversera tous : Opinions, appuis politiques et béquilles culturelles Qui nous ont permis de tolérer le Mensonge, Tous seront vaporisés dans un éclat aveuglant. Rien ne restera de ce gras mensonge mis à nu Que notre intention de le démentir. Nous nous y trouverions nus, Confrontés par notre conscience morale, Enfin ! Et seuls garants de nos résultats. Plus d’excuses ! Te rends-tu compte Quel pouvoir cela nous rendrait : Honneur intégral à notre conscience
morale ? Quelles richesses et liberté cela nous rendrait, Combien moins misérables et hypocrites ? Combien plus facile, De faire du bien et d’interdire le pire ? Finies les brutalités vicieuses Justifiées en public et ignorées en privé. Moins de bébés affamés, malades, stupides. Mille fois plus versés en guérison qu’en meurtre. Plus d’honnêtes gens rendues réfugiées, Ne plus jamais embraser la planète. Ne plus tenir séance sur le monde, Pétant toutes ses ressources Et protestant en futilité totale La prochaine guerre fatale. Ne plus avoir à se sentir mieux De regrets intolérables. Faudrait faire marche en avant à nos fins propos En temps réel. Bien effarant,
n’est-ce pas ? L'humanité évoluerait en une tribu géante Sans ennemi militaire : une tribu colossale Avec son conseil colossal d’aînés Fameux pour leur sagesse et grâce. Ses cercles de femmes estrofestant, Ses jeux Olympiques testostéreront, De spectacles aussi hardis et gracieux Que les danseurs de taureau d’ancienne Crète. Partout la célébration et moins de sacrifices, Des passions disputées sans fin. Chaque porte-parole populaire Trié à la main depuis l’enfance,
Choisi pour mérite et noble générosité, Adressant les besoins de tous Avec justice, compassion et équité. En obtenant honneur Mais aucun autre avantage. Avec ses gueules de grognard Le meurtre high-tech au bout du doigt, Bien exercés à mettre fin à la guerre, Bien surveillés sinon. Aussi obsédés par la paix au monde, Que couramment conditionnés à la casse d’État. Voués à défier chaque ordre illégal Qui ferait du mal à la paix globale. Et ses jurys parés à bloquer chaque crime de haine : Des décisionnaires de vie et de mort Tout-puissants, en toute humilité. Bien instruits : Qui se protège le mieux Protège le mieux les autres, Et rend pleine justice. Toutes les religions franches, Chaque enfant bien entretenu, Les portes du devant déverrouillées. Chaque chef de famille, un capitaine de vaisseau, Chaque ménage, un vaisseau sur mer, Libre de voguer à son gré. Il fait toute vapeur vers chaque détresse. Cette loi de la mer, celle nouvelle sur terre, À travers la planète entière. Une tribu qui inclut chacun. Très riche et sage, Aussi puissante que bien unie. Frères et sœurs de tous, sous Dieu, Cultivant le restant d’Éden Et s’élançant aux étoiles. Non deux cents bandes de rue Faisant sauter les ruines De la planète Mogadiscio lors d’une mauvaise journée. Ni l'Amérique la Belle, Rien que la pire bande de rue, disgraciée En élisant ses chefs de bande les plus malins. Ni la douce France, Beau pays de mon enfance, Confuse, ses idéaux vomis, Dans la négligence de son devoir sacré, Manquant son cri de rappel, Et perdue dans cette carence. Pour préserver la terre en armes, Comme on en est parvenu, si bien, Y a qu’à répéter ses mythes d'armes, Ses banalités et mensonges Qui nous ont sustentés toute notre vie. On n’a qu’à penser simple, inévitable. Faut reprocher à quelqu'un d'autre de Ce dont nous serions entièrement les responsables. Faut penser de façon réductive, Ainsi qu'on nous a si bien enseigné. Faut réduire à rien L’imagination et la conscience morale, Des nôtres et des leurs, Ainsi qu'on nous a si bien enseigné. La terre en armes prospère (Si l’on peut désigner cette pourriture, prospérer) De notre refus de penser grandiose, avec espoir, D’appeler tous : mon frère, ma sœur, Le signifier parole d'honneur, Et d’agir de ce fait, sans démenti. Afin de promouvoir le monde en paix, Faut penser multimodal, Holistique, héroïque et optimiste. Non pas à la mode, non populaire, Non souvent cité, non de cerveau frit, Non répété jusqu’à l’hypnose. Faut composer nos propres mythes paisibles Aussi valides que ceux d'armes ; Sauf que nous ne les aurions entendus si souvent Répétés si souvent, depuis l'enfance, Ainsi que nous aurions prêté attention Aux mythes d'armes. Faut transposer ces mythes paisibles en temps réel, Les répéter, les renforcer, les réaliser. Ce n’est pas à une cabale de riches au pouvoir, Mais à moi, à toi et à nos voisins, de trancher. Les puissants ne profitent qu’en servant nos besoins : Raisonnables ou pas, arbitraires ou légitimes ; En guerre, sous sa menace, sinon en paix— Souffrant à nos mains pour y avoir manqué. Ils n’attendent que la réécriture de nos ordres Qui les rendraient mille fois plus riches. Du moins mieux sécurisés dans leur prospérité Que cette morne médiocrité sur laquelle nous insistons, Aussi capable de les anéantir, que nous. Ce n’est ni leur faute ni leur responsabilité, Mais la mienne et la tienne. Aucune mitigation ni excuse, Nulle exemption de cette loi de fer : Sinon tu fais partie de la solution, Sinon du problème. Pourquoi ajouter au problème ? Quel est ton problème ? La solution n’est-elle pas manifeste ? Avoue ta frayeur et ta répugnance, Ton veto de ce bond de foi. Éperonne-la et fais-lui prendre le saut ! Admets ta formation d’enfance aversive à la paix, Confronte et secoue-la, fais-lui faire demi-tour ! Change d'avis et change le monde.
Consens au monde en paix. Personne ne bloque la paix au monde Dans tes pensées, sauf toi. Personne ne bloque la paix au monde Dans ton monde, sauf toi. Tu es seul à pouvoir te transformer Et transformer le monde entier. La paix au monde n’aura pas lieu Avant que tu ne la veuilles. Toi et des milliards comme toi. Elle ne se réalisera pas Avant que tu ne surmontes ta crainte d’elle. Faut l’étudier raide, cette paix, Afin de l’établir. Personne ne bloque la paix au monde, Sauf toi.
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Nobody but You Is Blocking World Peace I can hear you
mutter: “I'm as much for
peace as the next guy. I work as hard for
it – or not – as he.” And I can hear them
caw, Those bad luck
buzzards: “Over my dead body,
Your Big Brother
World Peace!” Pack of
cowards. Who and what are
you afraid of, Aside from
yourselves and your worst instincts, Immune to
perfection? World Peace, what
would that mean? No more nations, Not a single state,
Nor patriotism Except for the
whole world. No more us versus
them, But all of us
together.
No more Fuhrers,
fewer errors Nor Presidents,
more celebrants Nor Premiers, just
perfect peers Nor Kings, but
fabled nobles everywhere. No more having to
elect The worst gang
lords. World Peace is not
some quick fix Limited to this
country here, that war there, This lone injustice,
that particular disgrace, This crushed
minority, that privileged elite. Nor will it spring
from timid little steps, A bit here, a bit
there, oh-so-slowly, As soon as you and the
others are ready. (In other words,
never). World Peace will strike
like a thunderclap Like a thief in the
night, like our Savior. The herald of a
sudden monsoon downpour That will douse the
torrid broil of our wars Wipe the sweat from
fevered brows Wash tear-streaked
faces, Every bloodied
head, every ruined face. Nourish plants,
restore healing sleep, Cool down
furnace-dusted streets, That everyone was panting
for, And will relieve them
all, Requiring nothing
more. This thunder bolt
will upturn them all: Opinions, political
props and cultural crutches That let us
tolerate the Lie, All will be
vaporized in a blinding glare. Nothing will be
left of that fat naked Lie But our intention
to defy it. We’d find ourselves
naked, there, Confronted by our
conscience, At last! And answerable alone
for our results. No more excuses! Do you realize How much power that
would give us: Full honor to our conscience? The riches and
freedom that would bring us, How much less
miserable and two-faced? How much easier, To do the right
thing and forbid the worst? An end to vicious
brutality Justified in public
and ignored in private. Fewer babies
starving, sickly and stupid. Thousands more
spent on healing than killing. No more honest folk
turned into refugees, No more burning
down the planet. No more holding
court over the world, Farting all its
resources And protesting in
total futility The next fated
war. No more having to
feel better About unbearable
regrets. We'd have to walk our
fine talk In real time. Good and scary, right? Humanity would
evolve into one vast tribe With no military
enemy: a giant tribe With its huge
council of elders, Famous for their
wisdom and grace. Its women's circles
estrofesting, Its testosterone
Olympics, And spectacles as
daring and graceful As the bull dancers
of ancient Crete. Everywhere
celebration and fewer sacrifices, Topics of passion
thrashed out endlessly. Every popular
spokesperson Hand-picked since
childhood, Chosen for merit
and noble generosity, Addressing
everyone’s needs, With justice,
compassion and equity. Drawing honor from
that But no other
advantage. With its dog
soldiers High-tech murder
hair-triggered, Fine-trained to
shut down war, Otherwise watched
closely. As obsessed with
world peace, As they are
conditioned to state-mayhem now. Sworn to defy any
illegal order That would bring
harm to world peace. With juries set to
block each hate crime: Life and death
decision-makers All-powerful, in
all humility. Well-taught: He who protects
himself best Protects best the
others, And renders full
justice. All the religions
true, Every child well
cared for, Front doors
unlocked. Every householder,
a ship’s captain, Every household, a
ship at sea, Free to navigate at
will. It makes flank
speed to any distress. This law of the
sea, the new one on land, Across the whole
planet. One tribe that
includes everyone. Very rich and wise,
As powerful as
well-united. The brother and
sister of everyone, under God, Growing Eden’s remainder And leaping for the
stars. Not two hundred
street gangs Blowing up the
ruins Of Planet Mogadishu
on a Bad Day. Nor America the
Beautiful, Nothing but the
worst street gang, disgraced By electing its
most cunning gang lords. Nor sweet France, Comely country of
my youth, Bewildered, its
ideals thrown up, In the neglect of
its sacred duty, Missing its rally
call, And lost in that
failure. To preserve
WeaponWorld, As we’ve done, so
well, Just keep on
mouthing its weapon myths, Its clichés and lies
That we've been
raised on all our lives. Just keep thinking
simple, inevitable. Gotta blame someone
else for That for which we
are completely liable. Gotta think
reductively, Like we’ve been
taught to, so well. Gotta reduce to
nothing Imagination and
moral conscience, Our own and theirs, Like we’ve been
taught to, so well. WeaponWorld thrives
(If you can call
that rot, thriving) From our refusal to
think fantastic, with hope, To call everyone my
brother, my sister, To mean it on our
honor, And act
accordingly, without denial. To promote
PeaceWorld, Gotta think
multimodal, Holistic, heroic
and optimistic. Not fashionable,
not popular, Not oft-quoted, not
brain-dead, Not repeated unto
hypnosis. Gotta make up our
own peace myths, Just as valid as
weapon myths; Except we hadn’t
heard them so often, Repeated so often,
since childhood, The way we’ve
heeded Weapon myths. Gotta shift those peace
myths into real time, Repeat, empower and
realize them. It is not up to a
cabal of rich folk in power, But up to you, to
me and to our neighbors, to settle. The powerful only
profit by serving our needs: Rational or not,
arbitrary or legitimate; In war, under its
threat, or in peace— Suffering at our
hands for having failed. They are just
waiting for our rewritten orders That would make
them a thousand times richer. At least more
secure in their prosperity, Than this mournful mediocrity
that we insist upon, That’s just as
likely to destroy them, as us. It is neither their
fault nor their responsibility, But yours and mine. There is no
mitigation or excuse, No exemption from
this iron rule: Either you are part
of the solution, Or part of the
problem. Why add to the
problem? What is your
problem? Isn’t the solution
obvious? Confess your fear
and loathing, Your veto of this a
leap of faith. Spur it on and make
it take the jump! Admit your
childhood training against peace, Confront it, shake
it up and make it turn around! Change your mind
and change the world. Consent to World
Peace. Nobody is blocking
World Peace In your thoughts,
but you. Nobody is blocking
World Peace In your world, but
you. You are the only
one who can change you And change the
whole world. World Peace won't
happen Until you want it
to happen. You and billions
like you. It will not happen Until you overcome
your fear of it. Gotta study it
hard, this peace, To make it happen. Nobody is blocking
World Peace, Except you. |