Climb

 

Climb into that snow-howled valley

Crowned by the aurora’s glacier ghosts,

Unless it’s the ghost of inland melt tsunami,

A mile high in the sky, they dance so.

 

Find a handhold here, a foothold there,

Hammer your word pitons into the crystal ice

Mirroring beloved faces, places,

And that void that gapes below.

 

Look smartly to your next handhold!

As you climb up/down these verses, chapters, lines.

Avoid this nasty spot.  Head that way,

For that next one, a bit more promising.

 

Stop before that nasty spot.

Dig a tunnel through its worst part.

Stop in this hallowed cave

And harvest its abundance.

 

But this tunneling is troublesome

Despite its respite from the wind’s chill howl,

The howl of dead ages longer-lived than life.

Tunneling alone shields one from it, but it is hard work.

 

But the fields of celebration have been mined,

And their children and parents are sorry,

And our harvests blighted by warfare, plague and famine,

That we could banish with just a little hard work.

 

Learners!  What are we waiting for?

 

Climb those fine rhymes of text,

Delete the faults, insert corrections,

Hammer down the Save key,

Go seek your next higher word grip.

 

Your honor depends on it.

DNA’s dignity is but a fragile clay pot.

Your totem snake bears God’s bird pecks,

Suffers His slings and arrows and laughs at them.

 

Because it has already drunk the liquor that pot contains

The mercury skittering along the fault lines of space-time,

Between the cracks of creation’s vibration.

Quantum chaos is its scotch on the rocks.

 

Into that peace of no frequency,

Into its harmonized polyphony,

Just as restful, just as blissful,

Just as restorative and just as deadly.

 

Diamond soul currents, spinning across

Circuit boards of flesh, chlorophyll, water and stone

That shift and writhe as they live and die,

While the current trucks on untouched.

 

But climb, blast you!

Knot this rope to that carabineer, there!

Draw on that line, and up you go!

Chain yourself to this jagged rock

And rest there uneasy.

 

Grimpe

 

Grimpe dans cette vallée de neige à la hurle,

Couronnée de spectres de glaciers de l’aurore,

Sinon l’ombre des tsunamis de fonte intérieure –

Des kilomètres dans les cieux, qu'ils dansent.

 

Trouve une prise par ici, par là un point d’équilibre,

Martèle tes pitons de propos dans le cristal de glace

Reflétant des visages, des lieux appréciés,

Et ce vide qui baille en bas.

 

Fais gaffe à ta prochaine prise !

Quand tu grimpes du haut en bas de lignes, chapitres, versets.

Évite cette méchanceté.  Va par là-bas,

Pour celle suivante, un peu plus prometteuse.

 

Arrête devant cette fouille méchante.

Mine un tunnel dans sa partie la pire.

Arrête dans ce caveau bienheureux,

Et moissonne s’en l’abondance.

 

Mais ces fouilles sont accablantes

En dépit de leur répit du vent frissonnant à la hurle :

Le hurlement d’époques défuntes plus vieilles que la vie.

Cette percée nous en abrite, mais c’est une dure besogne.

 

Pourtant les champs de fête ont été minés,

Et leurs enfants et parents sont désolés,

Et les moissons sont taries par la guerre, la peste et la famine

Qu’on pourrait bannir avec un petit travail dur.

 

Apprentis ! Qu'attendons-nous ?

 

Grimpe ces fines rimes de texte,

Supprime les défauts, insère les corrections,

Martèle le point de touche « Save »

Va trouver ta prochaine prise de mot.

 

Ton honneur en dépend.

L’aplomb de l'ADN n’est qu’une fragile cruche en argile.

Ton serpent totem endure les picotements de l'oiseau Dieu,

Souffre de Ses brides et flèches et en rie.

 

Puisqu’il a déjà bu la liqueur qu'elle contient

Ce mercure ricochant le long des failles de l’espace temps,

Entre les fêlures des vibrations de la création.

Le chaos de quanta, c’est son whisky glace.

 

Dans cette paix d’aucune fréquence,

Dans sa polyphonie harmonisée,

Tout aussi reposante, ravissante,

Fortifiante et pour autant fatale.

 

Des courants d'âmes en diamant, filant le long

De cartes de circuit de chair, de chlorophylle, d’eau et de pierre,

En décalage et reptation, alors qu’ils vivent et meurent,

Tandis que ce courant déambule intact.

 

Mais grimpe, merde !

Noue cette corde à ce carabinier-là !

Hisse-toi sur cette ligne, et hop !

Enchaîne-toi à cette roche ébréchée

Et prends-y ton repos sans aise.

 

 

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