- LA SUPERCONSCIENCE COLLECTIVE -

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SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

Chaque enfant éprouve une formation aversive à la paix.  De sorte, nous adultes refusons d'assortir nos politiques d'info dans leurs catégories d’armes et de paix, ni d’admettre la paix globale.

J’ai rompu correspondance avec un soi-disant progressiste qui conclut, parfaitement content de lui, que la paix mondiale n’apparaîtrait avant au moins quarante ans : le temps d’éliminer sa responsabilité pour cette réalisation, puisqu'il serait alors à la retraite sinon décédé.  Entre-temps, les gens ne sont pas tout à fait apprêtés, ne disposent pas de la moralité supérieure dont lui s’estime muni…

Par miséricorde, je ne l’ai pas dénommé.  Après tout, son méfait était général et non particulier.  Dans la plupart des cas actuels, le responsable direct n’est jamais dénommé par peur des revanches que lui ou ces supporters pourraient engendrer.  Dès la moindre peine au plus petit, le responsable devrait être dénoncé par les Apprentis, soit les conséquences pourvu que la victime en fût protégée.

Dans l’Agora du monde paisible, beaucoup plus élégant que notre rafistolage comparable sur la terre en armes, les responsables de peines humaines autrement évitables seront renvoyés du pouvoir.  Regrets et repentances de leurs méfaits doivent être des préventions majeures—quoique coûte dans l’intervalle.  À exclure, l’habitude actuelle– autant sur l’Internet qu’au cours de mésaventures institutionnelles – de déguiser ses résultats dans l’anonymat.

Par exemple, le meurtre en 2006 d’Anna Politkovskaya, la brave journaliste qui figurait à tous coûts comme immuable conscience morale de l’État russe, doit être étalé aux pieds de Vladimir Putin dont l’anniversaire fut le jour de son meurtre, et de son auxiliaire aux mains sanglantes, Ramzan Kadyrov, chef de l’État russe tchétchène.

Les poètes, journalistes, avocats et juges suivants furent assassinés en Russie, la plupart sans investigation ni poursuite sérieuse.

 

·         Nadezhda Chaikova, 1996

·         Galina Starovoitova, 1998

·         Igor Domnikov, 2000

·         Yury Shchekochikhin, 2003

·         Paul Klebnikov, 2004

·         Ivan Safronov, 2007

·         Magomed Yvloyev, 2009

·         Vyachsla Yaroshenko, 2009

·         Stanislav Markelov, 2009

·         Anastasia Babourova, 2009

·         Natalia Estemirova, 2009

·         Serguei Magnitsky, 2009

·         Edouard Tchouvachov, 2010

·         Rouslan Akhtakhanov, 2011

·         Gazbek Guekkiiev, 2012

·         Mikhail Beketov (battu en coma et amputations multiples, 2008), 2013

 

D’autres meurtres subventionnés du pouvoir ont passé inaperçus dans la presse occidentale (54 journalistes depuis 1992.)  La Russie ne recouvrera jamais sa slava (gloire) avant qu’elle ne se met à soutenir leurs remplaçants avec autant de bon cœur que l’impulsivité avec laquelle elle a sacrifié ceux répertoriés.

L’abattage de tels trésors nationaux et l’abattement de leurs remplaçants par pur terrorisme devraient être considérés inacceptables par les dirigeants légitimes de ces États.   Au monde paisible, cette disgrâce les aurait renvoyés du pouvoir sans appelle.  Pourtant prospèrent-ils certes, de leurs délits inconcevables, sur cette terre en armes.  Ils ne sont pas les seuls, au contraire ; presque tous nos chefs actuels se trouveraient recalés par la cour du monde pour crimes de guerre.

Comparé à la plupart de ceux auxquels j'ai tendu la main, lui était plutôt optimiste quant à l’éventualité de la paix globale.  Voici comment se trie le triste fardeau planétaire des collaborateurs d’armes : une grande majorité qui maintient que la paix globale soit impossible, néfaste et sans valeur ; et la poignée des restants qui maintient qu’elle pourrait être valable mais plutôt improbable dans l’avenir proche quand ils en retiendraient la responsabilité particuliére.  Que d’autres y besognent !

Quel écart commode pour lui babillant ses platitudes !  Il va sans dire qu'il ne soulèverait pas le doigt pour m'aider entre temps, ni lui et ni sa cohorte de fainéants « progressistes »: bons à rien que s'essorer les mains et gémir de l’infamie des contemporains et des actualités ! 

Prends ton temps, mon brave : soit les quarante ans à venir soit les derniers cinq mille ; tes résultats sont toujours les mêmes.  La mentalité d'armes triomphe sur toi et tes espoirs progressistes car tu ne te présente jamais comme champion de la paix en dépit de tous tes fins propos.

  D’une manière ou d’une autre, la paix aura lieu au monde.  Sinon notre folie militaire mettra fin à nous pour la plupart et les rares survivants jouiront de cette paix faute de mieux, sinon les Apprentis se rallieront et l’établiront sur programme, à volonté et bientôt de suite.

Les réactionnaires n’y toucheront pas parce qu'elle trahit le primordial de leurs motifs et mobiles d'autrui : la crainte.  Le progressiste à la mode courante (pareillement frappé de frayeur) repousse ce sujet comme trop débattu ; ainsi les soutient-il commodément, en dépit de tous ses fins propos.

 

Ce texte passe en revue les mentalités d’armes et de paix comme des entités discrètes, cohérentes et de libre arbitre : des mèmeplexes.  Leurs arrangements se contestent, se développent et s’affaiblissent avec le temps et agissent donc sur la pensée des masses.  Les maîtres d'armes et de paix sont des porte-parole de forces invisibles mais saisissantes ; leurs actions, paroles et croyances, des réflexions constructives et destructives de la superconscience collective.  Quelques autres charpentes de pensée pourraient nous aider à échafauder cette idée.

Jean-Jacques Rousseau évoquait la volonté générale qui prescrit le plus grand bien collectif : la seule source de légitimité du gouvernement.  Sous cette volonté générale, chacun pourrait restreindre sa propre volonté mais bénéficier à la longue, puisque voici sa meilleure réalisation. 

Pour les philosophes occidentaux, cela pousse du bas : de l’individu vers la souveraineté gouvernementale.  Les Chinois et leurs disciples orientaux parlent du « mandat du ciel » prescrit par Confucius, (Kong Fu Zi) qui rend unique légitimité au gouvernement en vertu de son accord rituel avec la loi cosmique : cela croîtrait du haut vers les profondeurs individuelles.

Tous deux considérés obligatoires pour la bonne marche gouvernementale par leurs partisans respectifs.  J’envisage qu’ils soient foncièrement identiques.  La loi cosmique, le pouvoir gouvernemental et la liberté particulière : chacun retiendrait des fréquences en meilleur accord avec les autres.  La discorde de cette résonance, soit sa provenance, entamerait une dissolution correspondante du système : absent la volonté générale, il sombrerait dans le chaos ; absent le pouvoir gouvernemental, tout s’écroulerait à la République Démocratique du Congo (sans impôts, sans gouvernement, sans lois sauf au canon du fusil : un paradis Republican) ;  absent le mandat du ciel, la rébellion en masse se rendrait obligatoire. 

Le diapason central de ce système harmonique serait le gouvernement.

Freud a brillamment démontré l’existence du subconscient.  Parlant de moi-même, je ne l’admets pas (je blague.)  Ces jours-ci, chacun se reconnaît muni d’un paquet d’impulsions subconscientes. 

Carl Gustav Jung parla du subconscient collectif dont ressortent des archétypes curieusement conformes et des phénomènes en synchronie.  Chaque culture commémore ces super-coïncidences ambiguës.  Selon Jung, le subconscient collectif comprend la somme des pensées oubliées et toutes celles à venir ; en attendant, chaque conscience humaine retient un assortiment rigoureux de la pensée courante ; sinon le reçoit et le convertit-elle comme une antenne finement accordée ?

Des déments pourraient-ils être munis d’antennes accordées aux fréquences tant soit peu distinctes ?  Serait-ce la raison que des sociétés primales prisaient leurs fous au lieu de les marginaliser selon nos habitudes ?  Parce qu’ils étaient accordés à de bizarres transmissions de fréquence modulée, au lieu de nos stations ordinaires d’amplitude modulée, et que leur rendement biscornu ait pu mieux servir dans un pétrin ?  

D'où proviennent ces idées ?  Je soumets qu’elles soient distribuées par la superconscience collective. 

Le subconscient collectif serait plus analogue à une pile de stockage : transitoire et muable, restreint à la mode de penser et la géographie humaine – alors que la superconscience collective agirait plutôt comme une carte fluide (un plasma magnétohydrodynamique ?) de circuit imprimé, opérant en parallèle des collectivités humaines et schématisant là où leurs courants fileraient, s’accumuleraient et se disperseraient ; incendiant certains circuits et permettant à d’autres de se propager en étendu et complexité.

Souhaitons que nos quelques circuits paisibles s’accroissent et s’entrelacent de façon luxuriante, et que nos nombreux circuits d’armes se croisent sans séquelle.  Je crois en miracles de la part de notre Dieu d’amour ; le restant reste à nous d’accomplir.

Émile Durkheim évoqua la conscience collective comme un impalpable cadre social au-delà duquel débordent des activités criminelles, un peu comme les lignes de démarcation d'un jeu de football.  Leurs transgressions (comment a-t-il pu faire ça !) renforcent les règles normatives auxquelles la majorité souscrit, nous ficelant plus étroitement ensemble.

La paix globale pourrait mûrir ainsi.

Noam Chomsky a postulé l’existence d’une grammaire universelle : qu’on serait en quelque sorte encablé pour les virtuosités du langage.  Ne te sers surtout pas ce texte comme exemple !   Jung proposa aussi la mémoire raciale : la capacité d’un peuple de retenir des données sur son passé.  Constater l’akasha dans l’hindouisme et d’autres religions : un champ éthèrique universel, empreint d’une transcription des événements du passé, (selon The Oxford Dictionary of Phrase and Fable, Elizabeth Knowles, Ed., Oxford University Press, 2000, p. 17.) 

Je n’entreprends que de frôler ces sujets ; l’humanité n’a qu’effleuré leur superficie et oublié ce qu’elle en sut auparavant.  Des Apprentis avenants les étudieront en profondeur.  Voici un formidable potentiel de percés scientifiques, capable d’éclipser toutes nos découvertes actuelles : des vaccins contre nos fléaux culturels et des raccourcis à travers nos dédales technologiques.

D'autres chercheurs ont étudié des champs morphiques qui détrempent le tissu vif d’auras comme ceux captés par la photographie de kirlian.  Ceux-là pourraient expliquer la manière insolite dont le plasma de germe réalise ses improbables spéciations de modèle et de symétrie. 

Pendant des milliards d'années, de nombreuses réactions chimiques ont écumé une soupe primordiale de molécules organiques transpercée de boulons de foudre.  Des entités de plus en plus complexes ont émergé de ce bouillon choqué, au point de recouvrir le fond de mer, des éons plus tard―de pianos mécaniques !  Figure-toi la simplicité de ce scénario, comparé à l'évolution de la vie.  Je ne retiens plus le nom d’auteur de cette anecdote (J.B.S. Haldane ?)  Lui indiquait, dans son exemple, des machines à taper IBM Selectric : celles-ci splendides mais bientôt oubliées.  Son illustration reste tout de même trop appropriée pour la laisser tomber, quoique je doive l'inclure sans attribution adéquate.

Dans l'absence de ces champs morphiques, la forme dominante de vie terrestre aurait pu être une couche de boue translucide, profonde de cinq mètres (afin que la lumière solaire la pénètre) et englobant la terre.  Elle n’aurait peut-être pas laissé de trace à la suite de sa disparition et aurait pu subsister presque tout le long de la vie terrestre (de façon intermittente ou continue) sans être reconnue.

Quelque chose favorise une diversité beaucoup plus riche, mobile et adaptative à partir d’une petite trousse de traits dont on puisse hériter.  Après tout, les moisissures de boue et les êtres humains partagent les mêmes quatre nucléotides d'ADN et 64 codons en étant formés, dont les modèles en décalage et les codes d'assemblée distinguent chaque individu de tout autre. 

Un certain champ d’effets inconnu doit jeter cape sur chaque créature : la maintenir en vie, intacte et distincte du restant du monde quoique l’y rattachant profondément, autant elle que nous. 

 

L’Apprenti le plus éminent du Cabala se nommit Isaac Louria, Yitzhak Louria, Yitzhak Ben Shlomo Ashkenazi et Yitzhak Ashkenazi.  Il est également connu sous le nom d’Ari et de He-Ari ("le lion") selon l'acronyme pour Ashkenazi Rabbin Itzhak ("Le Rabbin Ashkénaze Yitzhak"), ainsi Arizal avec "ZaL" étant l'acronyme pour Zikhrono Livrakha ("de mémoire bénie" ou littéralement "permettez à sa mémoire d’être comme une bénédiction"), des formules de politesse juives et habituelles aux défunts, aussi connu comme Ari Ha-Kadosh ("Ari le saint").  Je le dénomme avec tant de complétude pour deux raisons : 1) par égard à son humble génie ; et 2) pour que les moteurs de recherche pointent les intéressés vers ce texte.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Louria

Interprétant Louria dans un cadre simpliste au bénéfice des Apprentis, celui-ci a posé le principe que Dieu avait créé l'univers en aménageant de la place en dehors de Sa Perfection, un peu comme un homme inhalerait subitement pour que l’on le passe le long d'un passage étroit. 

Selon Louria, il y eut un certain heurt lors de cette transition, qui engendra la dichotomie entre le bon et le mal mondains.  La Lumière Divine – qui emplissait autrefois toutes les choses – eut découlé des yeux, du nez et de la bouche d'Adam : ce que le monde matériel ne pût supporter.  Trois vaisseaux supérieurs de l'univers en furent fêlés et sept inférieurs, brisés dans une ondée d’Étincelles Saintes.  Les éléments qui ont résisté à ce brisement sont devenus mauvais alors que les participants sont restés bons.

Je suppose que le conflit entre le bon et le mal est un réacteur à fusion qui actionne l'univers matériel et l'ADN de la vie perché au-dedans.  S’il n’y eut aucun bon ni mal, aucune énergie depuis leur conflit et le zéro absolu partout. Ce qui pourrait être l’ultime objectif de cet exercice ?

Selon Louria, chaque fois qu'un être humain obéit à un commandement de Dieu, il « répare le monde » en soulevant une Étincelle Divine des bas-fonds du mal aux hauteurs du bien.  La vie rituelle juive est conçue pour soulever le plus grand bien, n'importe l’insignifiant de cette obéissance ; et pareillement, n'importe quelle déviation du commandement de Dieu, laisserait tomber une autre Étincelle.  De ce fait, le juif pratiquant effectue une lutte existentielle équivalente à celle du mythe de Sisyphe, en soutenant des Étincelles Saintes vers le haut de la Lumière, malgré une cascade de celles déversant sur lui et son fardeau.  Dieu a aussi besoin cosmique de l'humanité pour reconstituer Son Ordre Saint.

Qu’est-ce que cela signifierait pour nous autres ?  La nécessité d’obéir aux commandements les plus approuvables du Dieu de notre choix, afin de remettre à leur place Ses Étincelles Saintes.  Le premier parmi eux : « fais aux autres ce que tu souhaites qu’on te fasse » qui inclut, dans ses sous-ensembles, dont « tu ne tueras pas » et régit toutes les lois religieuses que nous sachons – soit d’un païen ou d’un Kantien honnête, d’un agnostique ou d’un athée : tous se trouveraient mieux servis en bossant dur pour la paix au monde.

 

http://www.pasarel.org/main/kabbalah/kabbalah.htm

http://www.wordtrade.com/religion/judaism/kabbalahR.htm

 

Peter Tompkins et Christopher Bird, dans Les secrets du terreau : Des solutions de nouvel age pour reconstruire notre planète, Harper Collins et Row, 1989, affirment avoir découvert des dèvas qu’ils ont identifiés comme des esprits architectes de diverses communautés botaniques, zoologiques et d’autres espèces vivantes.  En d'autres mots, des formes communicatives du champ morphique dont nous discutons. 

À Findhorn et ailleurs, des naturalistes de nouvel âge ont admis de s'en être entretenus.  Selon eux, ces dèvas, de plus en plus malmenés par l'humanité, se sont retirés dans leurs derniers recoins de maquis en attendant notre suicide mécanisé.  Apparemment préféreraient-ils communiquer avec des naturalistes sensibles parmi nous et rétablir un cadre plus compréhensif d’entente et de coopération mutuelle, celui même qu’on se serait acharné à arracher depuis ces derniers millénaires.

Ceci pourvu que nous répliquions avec amour.  Dans ce cas, l'empathie, les soins efficaces et la sensibilité anticipatoire dont notre espèce excelle, et non cette combinaison de sentimentalité insipide, de positivisme réducteur et d’hypocrisie dogmatique que nous sommes menés à confondre avec l’amour. 

Abandonnant notre engagement diabolique d'abus à court terme et d'annihilation au long, ces Apprentis et dèvas mutualistes pourraient raffermir leur association.  Présumant que nous élisions de les respecter et de suivre leurs conseils de meilleure pratique, l'architecture génétique de la technologie paisible pourrait nous faire provenir une abondance imprévue, évitant en même temps des catastrophes transgéniques et leurs conséquences inattendues.  Autrement, si nos ingénieurs en génétique persistent avec leurs tâtonnements à double aveuglette, nous ne parviendrons qu’à engendrer une nouvelle profusion de technologies d'armes et d’inévitables désastres encore plus fatals : l'omnicide qui menace de nous engloutir deviendra une inévitabilité. 

 

Rupert Sheldrake vogue sans peur au-delà de cet horizon de pensée.  Dans La présence du passé : La résonance morphique et les habitudes de la nature et Une nouvelle science vitale : L'hypothèse de la résonance morphique, il postule l'existence de résonances morphiques.   Entre autres capacités, elles faciliteraient ce qui aurait déjà été accompli. 

Par exemple, étant donné une sélection aléatoire d’étudiants, il leur est plus facile de résoudre un jeu de mots croisés le jour après qu’il ait été publié et que de nombreuses gens l’aient résolu ; ces mêmes étudiants prennent sensiblement plus longtemps pour résoudre le même genre de puzzle avant que le public n’en ait obtenu l’accès.  Des puzzles de contrôle non publiés n’ont été ni plus ni moins difficiles à résoudre.

Sinon souviens-toi du mile couru en quatre minutes : un exploit habituel de nos jours parmi les coureurs olympiques, bien qu’auparavant convenu impossible.

Je suis assez certain que l’écriture de ce texte m’a été rendue plus praticable, de façon indirecte, par la constatation de mes multiples bavures par des lecteurs inconnus qui ne m’en ont pas fait part.  Je suis persuadé que nos esprits délicats sont reliés dans des ensembles mystérieux et imperceptibles.

En bref, des bonnes habitudes deviennent plus faciles après qu’elles aient été pratiquées ailleurs ; et les mauvaises, plus difficiles à abandonner dans la mesure que ces indulgences aient resté permises plus souvent et longtemps auparavant.

Jusqu’à présent, l’humanité a pratiqué la guerre de façon obsédante compulsive ; à partir de maintenant, nous devons réaliser une paix équivalente.  Collaborateurs prédisposés à la terre en armes, nous avons récuré l’expression « paix au monde » de sa vigueur émotive, laissé nos maîtres d'armes l’affaiblir en la phrase finale d’une mauvaise plaisanterie.  Désormais, la guerre doit devenir l’objet de sales plaisanteries, et la paix, d’un sérieux de vie et de mort. 

 

Un autre exemple : des éruptions périodiques de la chromosphère attisent des aurores dans les cieux polaires ; elles font de temps en temps frire nos réseaux électriques et satellites, caillent l'albumine sanguine et transforment des rassemblements autrement passifs en foules émeutières.   Faudrait se déplacer au moins vingt mètres sous terre pour échapper à leur effet.  Compare les dates de fluctuation maximale solaire sur terre avec celles de la brutalité en masse, et trouve pour toi-même leur entremêlement.

Ce qui paraît être le « vide non différencié de l'espace » au travers duquel dérive le système solaire, est à vrai dire une purée de particules et d’ondules subatomiques adaptée à minuter précisément les infimes perturbations de lointaines émissions célestes : électromagnétiques, de gravitation et ceux encore plus subtiles, non encore enregistrées.  Ce flux de quanta et ces mélanges transitoires de l'espace-temps et l’au-delà, en pénétrant notre atmosphère protectrice et nos défenses magnétiques planétaires, ont des effets immensément subtils sur nos pensées et comportements. 

Cinq millénaires d’astrologues ont à peine rayée la surface de ces effets ; cela fait trois cents ans que les astronomes n'ont même pas pris la peine de les noter.  Quelle fainéantise intellectuelle, travestie en méthode scientifique !

Ce n'était pas pour rien que Newton s'eut brûlé comme une bougie à la fin de sa vie.  Il tenait à reformuler l'astrologie en une mathématique rigoureuse, malgré l’absence de la moitié des planètes, lunes, astéroïdes, etc., qui n’ont été découvertes qu’après sa disparition.  Un projet héroïque, qui lui valut la peine d’en mourir même s’il l’eut échoué.  Ainsi que Johann Kepler, ainsi qu’une succession de génies équivalents, perdus dans la nuit du temps.  Une telle directive mathématique aurait éclipsé la physique newtonienne et élevé au cube la valeur de leur patrimoine.  Les Apprentis en disposeront aussitôt, à supposer leur familiarisation scientifique.

Ainsi que l'adaptation génétique et les mythes humains se balancent sur des brises non perçues, je ressens que des champs moraux nous entourent et nous agissent dessus, même (surtout !) sans que nous ne les notions.  Ces champs corrompent souvent des peuples entiers, tentent leurs élites dans des indulgences périlleuses et terrorisent les rares rebelles. 

Ça s'est produit en Assyrie, en Allemagne Nazi, au Cambodge, au Rwanda et autour du charnier le plus proche (tu serais surpris par sa proximité.)  Des méfaits monstrueux sont devenus banals, quoique impensables à d’autres conjonctures.  Autrement, des expressions publiques de compassion et de grâce ont propulsé des nations entières auxnouvelles cimes de complexité sociale. 

On pourrait être assez fortuné et débrouillard pour témoigner d'une nouvelle époque d'éclaircissement global.  Dieu sait, on a déjà témoigné d’un foisonnement du genre plutôt sanglant : suffisamment pour massacrer presque tout le monde impliqué et rendre la nausée aux restants.

Ces tendances sont des effets perceptibles de la superconscience collective.  Nous avons permis  à ces forces invisibles de nous projeter là où elles veulent, tout en les déclarant inexistantes par volonté populaire.  Avec un soupçon plus d’adresse, nous pourrions les repérer sans crainte, en cultiver les plus utiles et réorienter les défectueux sur des voies moins nocives.  Ce sujet vient à peine d’être étudié sous la rubrique « noétique. »  Voir Rupert Sheldrake, ci-dessus et ailleurs.

 

En conclusion, ce texte hèle le monde paisible : l'antithèse de la terre en armes gérée par la répétition compulsive d’épreuve et d’erreur.  Nous nous trouvons piégés dans les redondantes résonances morphiques de la guerre postindustrielle, parfaitement remplaçables au monde paisible.   Mieux vaudrait penser du monde en paix comme d’un parc de thème planétaire, à nous d’ouvrager à grands soins afin d’enchanter autant ses artisans actifs que ses occupants passifs, ne laissant plus personne en dehors contre gré.

Je me répète : à nous d’accomplir.

 

ENSUITE    TABLE DES MATIÈRES    ANTÉCÉDENT

 

APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

 

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