- LE CONTROLE DE LA POPULATION -

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SOMMAIRE D’APPRENTIS      INTRO ET VOCABULAIRE

 

« La liberté, dans son sens Jeffersonien, ne peut pas survivre cet amoncellement continu de gens.  Si nos nombres persistent à croître à base de ressources qui ne s’augmentent à peine, l’avenir comporte nécessairement des bornes de plus en plus importantes à la liberté individuelle.  Nos descendants ne pourront pas vivre comme nous, et nos manières émancipées de vivre à l’américaine et à l’européenne leur paraîtront comme des poèmes du passé.  La liberté tombera progressivement avec la croissance des nombres, et vassalité à la majorité devra surpasser l’initiative particulière.  Il se pourrait qu’un politicien plus rusé que les autres agence cette essentiel entente paisible et la désigne "émancipatrice." » Paul Colinvaux, The Fates of Nations: A Biological Theory of History, (Les destinées des nations : Une théorie biologique de l’histoire) Simon and Schuster, New York, 1980, p. 349.

 

Nous devons prendre à cœur cette vérité oubliée :  les plus prometteurs parmi les bénéficiaires de dévotion en masse sont les enfants.  Ce pourrait te surprendre, mais l’élevage d’un enfant en bonne forme sinon sa formation sans gêne pourrait être l’ultime sacrement terrestre.  Chaque bébé devrait être un cadeau du ciel et non :

 

·     la réalisation d’un caprice ;

·     compensation pour notre solitude et vulnérabilité aux négligences antérieures ;

·     un bond désespéré vers l'immortalité ;

·     soumission aux pressions étatiques et familiales ;

·     l’issue de nos tourments d'enfance ;

·     du fourrage à canon produit en masse ;

·     l’expression inarticulée de la maternité ou virilité ;

·     mucilage pour un mariage précaire ;

·     la conjugaison de virtuosité médicale et du désir mal placé d’avoir des enfants (des grands-mères qui portent à terme leurs petits-enfants : cette planète manque-t-elle d’orphelins ?) ;

·     retraite biologique (la sécurité sociale de Dieu, selon un certain fondamentaliste ; sérieux comme la mort qu’il était ;) 

·     le seul aboutissement permissible de l’acte sexuel ni

·     le résultat légiféré de grossesse indésirable.

 

À travers l'histoire, des irresponsables ont été favorisées pour se reproduire.  Autant en Europe médiévale qu’ailleurs, cet arrangement était incontestable.  Ceux et celles mieux doués de cervelles furent mis à part pour le célibat religieux.  En attendant, des brutes – manants autant que nobles et pour la plupart illettrées – furent destinées à la fertilité militante.

À présent en Allemagne et ailleurs, des femmes industrieuses et bonnes élèves ont manqué de temps et de soutiens nécessaires pour avoir des enfants, en attendant de satisfaire leur ambition professionnelle.  Les mamans plus nombreuses ont semblé être celles qui ont eu leur premier enfant avant la fin de leurs études secondaires.   Les Apprentis offriront l’école maternelle et des appuis financiers pour des professionnelles prenant congé pour avoir des enfants et  bien les élever, et de l’éducation concentrée pour les mères adolescentes.

Bien auparavant, des esprits innovants ont été aspirés dans les premières villes.  L'agitation malpropre et la surcharge humaine par là-bas ont assuré en moyenne des taux de mortalité supérieurs et de natalité inférieurs à ceux dans la campagne où les paysans et leur progéniture féconde ont dû hasarder famine intermittente, banditisme paramilitaire et ennui terminal. 

Parlant en général, le plus futé l’individu, le moins susceptible sera-t-il de se multiplier dans un milieu affligeant.  Les animaux captifs y refusent dans des conditions défavorables par excès de bruit, malnutrition et encombrements rendant problématique le mûrissage de sains rejetons.  Ces stresses surélevés induisent un déséquilibre physico-chimique dans le cycle reproductif d’espèces de neurologie mieux douée, rehaussant la stérilité, la mortinatalité, celle infantile et même la probabilité de mutants, de sociopathes et d’une progéniture sexuellement déviante.  Elles réduisent leur immunité et rehaussent donc leur vulnérabilité.  La pathétique histoire humaine reflète ce niveau stérilisant de stress—du moins selon ceux assez éclairés pour le reconnaître.

Le génotype humain semble assez costaud pour engendrer des êtres relativement futés en moyenne.  Aucun moyen de résoudre combien plus futés nos ancêtres étaient, comparés à nous.  Est-ce qu’on s’élève autant pour la stupidité que l’agression ?  Les deux habitudes tendent à se confondre, ne trouves-tu pas ? 

Pendant quelques millénaires de mentalité d’armes détrempée d’alcool, décommanderons-nous des éons de survivance du fait de bon élevage ?  Des fragments de la littérature antique offrent peu d'indices permettant de distinguer quel âge – le nôtre ou celui du passé – aurait retenu une mentalité supérieure.  Notre renonciation de la merveille du sacré rend preuve certaine de notre sénescence contemporaine, ainsi que les délits en surcroît de nos technologies d'armes.

À moins de limiter le génotype humain à quelques clones idéalisés, ainsi que furent achevés en aberrance nos récoltes et troupeaux, cette diversité génétique devrait enfanter une courbe de cloche intellectuelle digne de meilleures poursuites.

 

Les dissimilitudes entre les « races » humaines ressemblent à celles entre deux automobiles de la même marque et modèle mais coloriées différemment et munies d’une trousse distincte d'options.  Quelques maîtres d'armes prétendent qu’ils ont découvert des dissemblances raciales plus significatives que celles suscitées par des variables évidemment environnementales comme la pollution, la famine, l'isolement culturel, l’esclavage, etc.  Leurs tentatives réitérées de documenter ces prétentions ont échoué, en dépit de méthodologies sophistiquées et de grands appuis financiers de la part d’élites d'armes. 

Tout regroupement humain qui se serait évidemment dévié de la norme humaine aurait rapidement été viré d’elle ou réabsorbé ; il aurait déplacé ceux moindres au moyen d’habilités supérieures sinon disparu par incompétence, monstruosité et génocide. 

La sexualité humaine a brassé le « milk-shake » génétique avec beaucoup plus de vigueur que n’est admise.  Soit par commerce et mariage soit par guerre et viol, les lignés humaines se sont confondues avec enthousiasme.    Ces jours-ci, le pur-sang racial est un phénomène statistique et une anomalie géographique ; la « pureté génétique » serait plutôt une fonction d'aveuglement que d'ADN. 

Un bon fermier t’affirmera que des variétés hybrides sont les plus fortes.  La plus continuée la vieillesse d’une noblesse de pur-sang, la plus limitée la combine génétique dont elle peut puiser et donc la plus fragile et sotte sa progéniture : vulnérable à toutes sortes de circonstances hormis les meilleures.  Des mauvaises herbes prospèrent malgré des conditions adverses, à cause de leur génétique affranchie.

Les Apprentis trouveront peu d’intérêt dans l’amélioration de l’eugénique humaine.  La diversité naturelle et la liberté de choix seraient favorisées dans une fleuraison de bonne conscience et d'architecture védique.  Toute pratique moindre ne serait que du suicide au ralenti.

 

Des bigots fanatiques se sont fréquemment jetés dans le vide de psychopathologie sexuelle en tentant de supprimer l’entièreté d'autres peuples, simplement pour leurs « mauvais sang » et certaines dissemblances de comportement.  Heureusement, ceux hasardant ce tour ont réuni contre eux le restant du monde horrifié ; leurs exécutions ne leur ont valu que la leur éventuelle.  « Ensuite, Jésus lui dit, "Remets ton glaive à sa place ; car tous ceux qui s’empareront du glaive en périront." » Matthieu 26 : 52, la bible.  Nombreux ceux qui ont tenté cette astuce autrefois, aussi qui le souhaiteraient à nouveau.  C’est un monde libre, après tout. 

Hitler et ses compagnons loufoques nous ont démontré cette pathologie de prisme tout à fait convenablement. 

 

« Des tribus aryennes, souvent en nombres d’une petitesse presque ridicule, ont subjugué des peuples étrangers et, stimulées par les conditions de vie que leur a rendues ce nouveau pays, (fertilité, nature du climat, etc.) et profitant aussi de l’abondance de main d’œuvre que la race inférieure leur a fourni, ont développé des facultés intellectuelles et organisationnelles qui n’avaient que somnolées jadis au sein de la tribu conquérante.  Au cours de millénaires sinon quelques siècles, elles ont donné vie aux cultures dont les traits primitifs ont entièrement correspondu au caractère de leurs fondateurs, quoique modifiés par adaptation à la qualité du terroir et aux attributs du peuple subjugué.  Mais en définitive, la race conquérante a enfreigné les principes d'abord observés, à savoir, l'entretien de la pureté de sa souche raciale, et a fini par se mêler avec le peuple subjugué.  Ainsi ont-ils mis fin à leur existence distincte ; car le péché originel, commis au paradis, a toujours été suivi par l'expulsion des parties coupables. 

« Après mille ans ou plus, les dernières traces visibles de ces maîtres précédents se seraient alors trouvées dans une teinte de peau plus légère que le sang aryen a léguée à la race subjuguée, et en une culture fossilisée dont ces aryens étaient les originaires.  Car, pour autant que le sang du conquérant non seulement corporel mais aussi spirituel ce serait submergé dans celui de la race soumise, ainsi la substance disparut dont était allumée cette torche de la culture et du progrès humain.  À tel point que le sang de l'ancienne race régnante ait laissé une légère nuance de coloris dans celui de ses descendants, comme marque et souvenir, la nuit de la vie culturelle a été rendue moins ombrageuse et obscure par le doux rayonnement de l’œuvre des porteurs du feu originel.  Leur radiance reluit à travers la barbarie à laquelle la race soumise s’est rejointe, ce qui mènerait souvent l’observateur superficiel à croire qu'il voit devant lui l’image de la race présente, alors qu’en réalité il voit dans un miroir où le passé se reflète tout seul.

« Il pourrait advenir, qu'au cours de son histoire, ce genre de peuple rentrera en contact une deuxième fois et même plus avec les originaires de sa culture, sans plus se souvenir de cette association distante.  Les restes de sang laissées par la vieille race régnante seront instinctivement attirés vers ce nouveau phénomène, et ce qui n’avait été possible que par la contrainte pourrait à présent réussir volontairement.  Revient une nouvelle vague culturelle qui dure jusqu'à ce que le sang de ses porteurs d’étendard ne s’adultère à nouveau, à cause de l’entremêlement avec la race auparavant conquise.

« Ce sera la tâche de ceux qui se chargent de l’étude de l’histoire universelle de la civilisation, de l’investiguer de ce point de vue au lieu de se permettre d'être étouffés sous une masse de données externes, comme l’a trop souvent été le cas dans nos sciences historiques actuelles. »  Adolf Hitler, Mein Kampf, Vol. II, Chapitre 6.

 

Prends tes bigots locaux, (je t’en prie ! prends-les moi !) remplace la désignation « aryenne » avec celle de leur race préférée, (la leur) remplace ces paroles fleuries avec des propos rendus incohérents par la rage et l’ignorance, et tu auras déjà entendu des équivalents de leur bouche dans ta ville natale.  N’importe la provenance de ces bigots, leur langue parlée, sinon à qui  ils ressemblent ; leur fameuse noblesse de sang n’est que l’expression coutumière du système limbique et reptilien dont nous sommes tous les héritiers mais eux seulement, les esclaves.

Aucun dogme ni génotype n'est entièrement acceptable dans toutes les circonstances et de chaque point de vue.  La poursuite du bonheur, voici la responsabilité particulière de tous, qui ne peut être réglementée de façon réaliste et efficace.  Le mieux que le gouvernement puisse, c’est d’accélérer notre repli de la misère.  L’amélioration eugénique n’intéressera pas la plupart des Apprentis.  Le CO2 du surpeuplement humain confirme notre adaptation complète à cette planète.

Les taux médians de naissance se sont légèrement décrus dans les nations développées.  Fâcheusement, chaque enfant du premier monde consume plus de ressources et crée plus d'ordures que des dizaines d’enfants pauvres de nations moins développées.  Ainsi, quand un couple riche choisit de concevoir un enfant, en réalité engendre-t-il de nombreux consommateurs équivalents.  Les taux de natalité « inférieurs et plus précieux » du premier monde sondent ce débordement de dissipation et de consommation ; comparés auxquels, les taux de natalité supérieurs du tiers monde sont des fardeaux équivalents sinon moindres.

Il n’y a aucune bonne excuse pour aggraver cet embouteillage—ni au premier ni au tiers monde.  Les couples chinois se sont soumis à la limitation d'un enfant par couple ; Apprentis suggèrent de surpasser cette limite. 

Il se pourrait que de plus en plus de libertés nous deviennent disponibles et praticables, au point de sembler à nous, les contemporains, comme de l’anarchie pure et aventureuse.  Qu’un seul rayon d’activité humaine restera à être réglé avec rigueur, le seul exempt depuis tout ce temps : d’avoir et bien élever des enfants.  C’est sûr qu’on hurlera à l’hérésie, à l’outrage et au blasphème.  

Du moment que ces règlements seront adoptés, une syndique criminelle et prospère assurera que les pires crimes imaginables suppureront du marché noir de l’enfantement humain, du clonage et de l’esclavage : le tout actionné par de puissantes et ténébreuses compulsions humaines.  Comparé auquel, la Prohibition américaine, interdisant la consommation d’alcool, aurait plutôt ressemblé à une dispute agaçante lors d’une foire champêtre. 

Désigne-moi un alternatif vraisemblable et je le laisserai volontiers tomber de mes mains comme une brique rougie au feu.  La prescription gouvernementale sera obligatoire – quoique engendrant un monde de cauchemar – puisque ceux assez sages pour y conformer volontairement seraient dignes d’avoir des enfants de toute façon, alors que de nombreux rebelles en seront indignes. 

Il serait préférable de transformer tout ça en une question de moralité et sentiments de regret, de façon graduelle et selon des discussions philosophiques menées en profondeur pendant de longues années et décennies.  Quel dommage que nous n’ayons plus ce temps !  Un bon commencement serait une tant soit peu courte mais passionnée discussion de ces issues.  L’articulation paisible de ces principes pourrait animer assez de consentement pour les promouvoir volontairement et mieux gérer leurs mauvaises conséquences.

Ce qui suit, je l’ai rédigé de façon catégorique—reste à savoir si l’on pourrait l’adopter ainsi sans compromis, en pleine suffisance de temps.  Entre temps, ces principes devraient être appliqués avec beaucoup moins d’intransigeance ; seulement, autant que possible, en paix absolue, par incréments graduels et âpres discussions.  Les centenaires au cours desquels nous aurions dû les raisonner à la satisfaction de tous, se sont réduits dans de tout petits mois.

Combien vigoureuse la confirmation de notre folie collective !  Combien définitivement le génie des Apprentis devra prévaloir pour assurer notre survie consécutive !

 

Tout le monde devrait être stérilisé de façon réversible à la puberté, comme rite de passage dans les privilèges et obligations de la maturité.  Parlant de procédures, il pourrait s'agir de dosages réglés de drogue sinon d'une petite chirurgie réversible. 

Nous distribuons à foison des permis de conduire, de pratiquer la loi, d’aller à la pêche et pour beaucoup d'autres entreprises.  Hélas, il n'y a pas la moindre demande ni provision pour une formation avancée au but d’élever un enfant en bonne santé.  Personne ne pense trop du fait que voici l’une des responsabilités les plus graves et obligations de plus grande importance que toutes ces autres pratiques si soigneusement licenciées.

Ceux qui insistent à enfanter devraient subir formation complète dans l’élevage d’enfants, internats au service de vieillards et de handicapés, et examen psychologique en profondeur ; faire un vœu religieux de soigner les enfants comme leur priorité de vie.  La fertilité de chaque couple gradué serait reconstituée pour une grossesse à terme.  Chaque nouveau-né serait rejoint à une famille étendue de parents naturels et leurs remplaçants d’autant fertiles que stériles. 

Aucun adulte ne devrait avoir à supporter tout(e) seul(e) l’imposition exténuante d’élever un enfant ; aucun enfant « difficile » ne devrait être abusé par des parents biologiques si impatients, hostiles et indifférents : la recette pour un excédent d'adultes criminels et guerriers. 

Les enfants devraient être enseignés des techniques de socialisation par les meilleurs modèles de rôle que l’on puisse recruter et des pairs d’âge aussi bien soignés.  Les Apprentis ne toléreront plus l'abus d’enfant sous aucun prétexte, ni accidentel, ni institutionnel, ni criminel.  Il y aura bien moins d’exceptions « regrettables » que nos communautés présentent en série.

Ce sacerdoce de gestation inviterait des amateurs doués à s’associer à temps plein ou partiel, ay temporaire ou en permanence.  Ces communautés exigeront les mêmes appuis financiers que nous prodiguons aujourd'hui aux militaires ; elles bénéficieraient d’une allocation généreuse de nécessités de vie, services spécialisés et salaires à plein temps.  Les couples ayant plus d'un enfant remettront si nécessaire leur progéniture supplémentaire à ces groupes étendus de famille : asiles sûrs pour les orphelins, les sans-abri et d'autres jeunes victimes d'abus.

Apprentis préconisent ces mesures extrêmes pour quatre raisons.

 

1.     Nous devons renverser la sélectivité historique des humains pour la fertilité et l'agression.

2.     Chaque enfant devrait grandir dans un milieu affectueux et permissif : là où les punitions minimales sont à base de sentiments de culpabilité et la simple brutalité. 

3.     Note bien : la culpabilité, non pas la honte.  La culpabilité est orientée vers soi, elle promeut de l’empathie pour la victime et mène au repentance et au besoin de rendre des réparations.  La honte est impersonnelle ; elle tend à rendre blâme à autrui rendu en objet, et à s’appliquer par contre l’étiquette de victime, promouvant donc des excédents de rage et de brutalité.  À quelques exceptions près, presque tous les shadiques, tourmenteurs et criminels dans l’histoire – tant humble qu’impériaux – ont grandi comme des enfants abusés par la brutalité et la honte.  Le constat est intéressant que beaucoup d’Apprentis géniaux ont grandi dans les mêmes circonstances, dirigés par leur sens de culpabilité et en dépit des abus.

4.     La population humaine doit être rétrécie à une petite fraction de sa masse actuelle et superflue : cette réalisation rapide, volontaire et sans violence.  La méthode la plus opportune serait d'immédiatement couper en deux les taux de natalité au monde entier et les recouper plusieurs fois dans les décennies à venir.  Ainsi réaliserait-on un déclin net dans toutes les populations humaines.

5.     Restes-tu en éveille ?

 

Il pourrait te sembler que ces mesures d’une telle sévérité ne seraient nécessaires qu’afin de réduire l’énorme fardeau de la population humaine qui nous confronte aujourd'hui.  Nous sommes à présent sept milliards et bientôt une dizaine : une fort pesante empreinte sur la terre.  La trace profonde d’une certaine espèce invite le désastre global ; celui plus léger, davantage de flexibilité.  Ce n'est toutefois pas seulement la masse des gens qui soit nocive à la terre, mais la qualité effrangée de nos pensées et culture et le gaspillage de ressources énergétiques et matérielles par tête que cela implique. 

Le monde naturel pourrait se taper la corvée de nous réduire en nombres acceptables, au prix d'énormes peines et à force de catastrophes massives en raison de l'avidité corporative et ses conséquences inattendues.  Même si l'humanité a été martelée à la limite de quelques couples fertiles (comme l’ont été toutes les espèces jadis dominantes sur terre—après l’empreinte excessive de leur trace collective mais rarement auparavant) ; il nous vaudrait toujours la peine d’adopter les mesures recensées en haut.  Elles devront être diffusées pour assurer que les remplaçants de nos rares survivants ne répètent jamais les mêmes erreurs au cours des générations fécondes à venir.

http://en.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones  (en anglais).

Selon Richard Chatwin dans L’anatomie de l’agitation, nos libertés constitutionnelles furent intégrées dans le style de vie d’anciens chasseurs glaneurs, en grande partie parce que chaque mère et ses proches portaient partout leurs enfants en bas âge lors des cinq premières années en vie. 

Sur l’île de Bali, par exemple, le malheur pouvait advenir si les pieds d'un petit touchaient à terre pendant l’éveille de ses parents.  Dans des circonstances égales, le prolongement du contact humain et la perspective mobile à la taille d'adulte optimisaient le développement neurologique de ces bébés.  Les communautés en bonne santé d’adultes en bonne santé favoriseront nos libertés les plus estimées.

Ce n’était qu’avec le piège des plantations – et l’hyper fertilité, l’abus d’épouses et la négligence d'enfants qui ont suivi de façon inévitable – que nos problèmes sociaux se sont gravement infectés. 

Si les enfants étaient aussi rares que des diamants, nous leur traiterions tous comme de la royauté, comme ce devrait être leur dû.  Puisque nos enfants sont aussi communs que de la poussière, nous les maltraitons et négligeons en trop grands nombres.  Quelle surprise y a-t-il dans le développent d’un tel nombre des survivants de ces abus et négligences, en adultes renégats et aliénés ?

 

« La nature irréfléchie sélectionne de manière gaspilleuse au taux maximum de douleur et de misère, exigeant que d'innombrables individus naissent pour lutter et périr.  L'humanité raisonnable humaniserait cette lutte et économiserait d’elle en substituant un examen communautaire et raisonnable de la condition parentale, au lieu de détruire des enfants au moyen de la famine, la maladie et les faiblesses.

« Enrayer la reproduction de mauvaises souches, malgré ses difficultés et risques, serait évidemment le premier devoir d'une communauté organisée et agissant autant pour sa propre sauvegarde que dans l’intérêt de ses membres particuliers.  Ce ne serait pas nécessaire pour la sauvegarde et le progrès de cette société que périssent des enfants en mauvaise forme ; plutôt qu'ils ne naissent pas ; et la société qui aboutira le plus prospère dans la qualité de ses adjoints sera celle qui accomplit le mieux cette obligation préventive. »  J.A. Hobson, L’impérialisme : une étude, George Allen et Unwin Ltd., London, 1948, pp 163-164.

 

L'humanité s’est trop longtemps trempée en négligence criminelle—tant longtemps qu’on fait face aux décisions d'un chirurgien désespéré.  Il y a cinquante ans, l'humanité devait se faire nettoyer les dents.  Rien de tel.  Depuis une quarantaine, notifié qu'une procédure supplémentaire et plus pénible était nécessaire, on n’a choisi rien mieux que gémir des dépenses et souffrances.  Il y a une trentaine, plusieurs dents clamaient d’être remplies.  Encore une fois, aucune permission de tel.  Dix ans après, rien, en dépit de souffrances de plus en plus insistantes.  Il y a dix ans, quelques dents putréfiées nécessitaient d’être arrachées.  Toujours rien.  

Aujourd'hui, la chirurgie à crâne ouvert est devenue le seul arrêt à la septicémie du cerveau.  Il ne reste plus de temps pour gémir en indécision pathétique : ce que l’humanité semble préférer et faire le mieux.

 

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APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

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